État d’esprit pour une nouvelle vie

Quel démarrage d’octobre de folie ! Le 1er j’ai fait le grand saut : déménager pour vivre dans mon lieu de rêve, entre gorges et grands causses, entourée par une nature sublime. Il y a quelque chose en moi qui a du mal à accepter ça, c’est « trop beau pour être vrai » ! Cette part de moi se demande s’il ne va pas y avoir une arnaque quelque part qui va me tomber dessus. Simplement parce que j’ai fait le choix de m’installer là où ça m’appelait. Parce que je n’avais pas appris que réaliser mes rêves était possible. Et ce rêve-ci, qui semblait si lointain, voilà qu’il est réalisé ! Alors j’ai comme besoin d’un temps de digestion de ces tonnes de bonheur qui m’emplissent le cœur dès le matin au réveil lorsque j’ouvre ma fenêtre. Puis encore toute la journée et jusqu’au soir, lorsque les silhouettes des montagnes se découpent sur le ciel étoilé. Miracle de la beauté du monde.

Nous débarquons ici – mon chéri, moi et notre chatte – pile au moment où une AMAP se crée. C’était dimanche la journée d’inauguration, l’occasion de rencontrer tous les gens du coin sensibilisés à l’alimentation saine et en circuit court, un bon point de départ pour tisser du lien autour de valeurs communes ! Parce que c’est mon objectif ici : créer du lien avec les gens, participer à des réseaux de soutien, de solidarité. Trouver ensemble des solutions pour bien se nourrir et se déplacer intelligemment, prendre soin de nous et de notre environnement. Plutôt que de chercher à devenir autonome, je mise sur les réseaux, les échanges, la coopération. C’est pour cela aussi que je viens apporter mes compétences en facilitation et médiation. Pour co-construire une communauté humaine à l’échelle d’un territoire de vie, qui prenne en compte les besoins de tous ses habitants, dans un esprit d’ouverture et de dialogue. C’est ce monde là que je veux aider à bâtir.

Cette semaine est aussi celle d’actions mondiales organisées par le mouvement Extinction Rebellion face à l’inaction des gouvernements en réponse aux changements climatique. Si j’étais parisienne, nul doute que je participerais aux événements en cours. Et j’ai beaucoup de gratitude pour toutes les personnes qui s’engagent là dedans. La construction d’alternatives, la désobéissance civile et les luttes politiques me semblent toutes des voies fertiles pour agir dans ces temps de crise écologique. Chacun-e peut prendre part à ces dynamiques, en agissant de la manière qui lui semble la plus juste en adéquation avec ses moyens, ses choix de vie et son bonheur personnel. Car pour moi s’engager est indissociable d’être heureux. Pas question de me sacrifier, comme j’ai pu le faire par le passé. Je veux que mon chemin ait le goût de ma destination, comme le dit Isabelle Padovani. Et ma destination, c’est un monde joyeux, accueillant et soutenant pour toutes et tous, moi incluse.

C’est pour cela que j’arpente le développement personnel et que j’accompagne maintenant des personnes sur ces chemins là. Parce que c’est la coupure d’avec nos élans de vie qui nous a conduits à la situation dramatique actuelle. Cette coupure a eu lieu dans l’enfance, à travers notre éducation encore essentiellement axée sur l’obéissance, la conformité et la compétition. L’éducation violente nous coupe de notre connexion à nos besoins et aspirations profondes, elle nous coupe de notre empathie naturelle envers les autres êtres vivants, la remplaçant par la peur. C’est un travail laborieux, ensuite, de réparer tout ça, de recoudre le tissu déchiré de nos cœurs brisés. De retrouver la joie de vivre, cet enthousiasme émerveillé pour le simple fait d’être vivant. Qui nous permet de vivre heureux avec soi, en paix avec les autres et en respect avec la vie. En confiance.

C’est toute une déséducation de remplacer la peur par la confiance, la domination par la considération égale de chacun-e, la compétition par le soutien mutuel. C’est précisément en nous faisant évoluer sur ces points que le développement personnel peut nous permettre de poser les fondations d’un monde joyeux et durable. Et aussi parce que, conditionnés comme nous le sommes depuis notre petite enfance, il peut être vraiment difficile de mener à bien des projets de transition. Toujours, on retrouve le PFH… le « Putain de Facteur Humain » ! C’est-à-dire les conflits entre les gens, qui ont vite fait de faire capoter le plus génial des projets. C’est à ce niveau également que je souhaite contribuer, offrir mon soutien pour permettre qu’elles vivent ces transitions. Il existe des outils, des moyens de faire ensemble. Si nous ne les avons pas appris à l’école, il est temps !

Voilà l’état d’esprit dans lequel je suis, avec lequel j’aborde à la fois cette nouvelle étape de ma vie, ce nouveau territoire et le développement de mes activités. Je sens que ça a beaucoup de sens pour moi de le partager avec vous, parce que j’ai envie de me relier avec des gens qui œuvrent dans ce sens, partout. Me sentir faire partie d’une communauté humaine créative et bienveillante, d’une société qui se réinvente. Sans que le bonheur personnel ne soit laissé de côté, mais qu’il soit au contraire au cœur de notre action, qu’il nous guide. Et que la joie de vivre soit notre boussole vers ce nouveau monde.

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